Un simulateur artificiel du système nerveux humain permettra de faire des recherches dans le domaine médical et d’essayer de nouveaux médicaments

Des chercheurs de l’Université de Grenade ont développé un simulateur dénommé EDLUT (‘Event driven look up table based simulator’), qui permet de reproduire n’importe quelle partie du système nerveux du corps humain, comme la rétine, le cervelet, les centres auditifs ou les centres neuronaux, faire des recherches dans de nouvelles pathologies et maladies, ou essayer de nouveaux médicaments. Il servira de même à perfectionner les robots et machines inspirés du corps humain et du système nerveux.

Ce simulateur a été développé par le groupe de recherche CASIP, du Département d’Architecture et de Technologie Informatiques de l’Université de Grenade, dont fait partie le professeur Eduardo Ros Vidal (coordinateur des projets qui ont contribué au développement du simulateur).

À la différence d’autres simulateurs semblables existant préalablement, EDLUT permet de simuler plusieurs centaines de milliers de neurones à la fois, au lieu de dizaines de milliers. Ceci a été rendu possible parce que le simulateur « compile » le comportement d’une neurone ou de plusieurs types de neurones dans une première phase, puis simule des systèmes neuronaux de moyenne ou grande échelle en se basant sur ces modèles précompilés.

« Ceci suppose un progrès technologie fondamental, et répercute indiscutablement dans la qualité de la simulation des nerfs », signale le professeur Eduardo Ros.

Téléchargement gratuit
Un autre des avantages du simulateur développé à l’UGR est qu’il s’agit d’un software libre, c’est-à-dire qu’il est possible de le télécharger librement par internet, au site http://code.google.com/p/edlut/. En ce sens, EDLUT suppose « une version innovatrice par rapport à d’autres simulateurs comme NEURON et GENESIS », selon M. Eduardo Ros, et les entreprises du secteur biotechnologique ou les centres de recherche impliqués dans ce domaine peuvent l’utiliser librement et l’adapter à leurs propres besoins.

Ce simulateur développé à l’UGR a été financé par divers projets de recherche comme Spike FORCE et SENSOPAC, initiatives de la Commission Européenne à travers lesquelles les groupes de recherche de différents domaines, comme la neuroscience et la biocomputation, ainsi que des ingénieurs électroniques travaillent depuis 2002 pour obtenir que les robots acquièrent des habiletés motrices similaires à celles des animaux, et puissent en plus percevoir un grand nombre de signaux senseurs et moteurs pour en tirer des notions cognitives.

M. Eduardo Ros Vidal souligne que SENSOPAC –projet dans lequel participent également DLR (Agence Aérospatiale allemande), en plus de plusieurs universités comme Edimbourg, Pavie, Lund, Cambridge- « se prétend l’impulsion définitive dont a besoin la technologie pour généraliser l’emploi de robots dans notre vie quotidienne. »

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Une partie des résultats de ce projet de recherche a été publiée dans les prestigieuses revues « Neural Computation » et « Biosystems ».

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